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Martine Iparraguirre - SUD OUEST

 

Martine Iparraguirre pratique le tir à l'arc pour surmonter son handicap ; rencontre avec cette sportive tarusate qui rêve de participer aux jeux paralympiques.

 

Le sport est un moteur de vie. Ce n'est pas Martine Iparraguirre qui dira le contraire. Cumulant plusieurs pathologies, reconnue handicapée à 90 %, celle qui, à 42 ans, a dû se résoudre à quitter son emploi de lingère à l'Ehpad de Tartas envisageait l'avenir avec inquiétude. « Je me morfondais chez moi, tournant en rond et me sentant inutile », confie la Tarusate. Jusqu'à ce qu'elle découvre les archers de Saint-Pierre-du-Mont.

 

 « C'était en 2009. Une équipe handisport s'entraînait au tir à l'arc, dans une ambiance chaleureuse et en compagnie de personnes valides. J'ai trouvé ça chouette et j'ai adhéré. Aujourd'hui, mon club c'est un peu ma seconde famille ». Malgré les difficultés, Martine Iparraguirre a serré les dents et s'est accrochée. « En 2013, j'ai réussi à passer en catégorie professionnel. Même si je manque encore d'une certaine confiance, l'an passé, j'ai terminé seconde aux championnats de France d'été qui se sont déroulés en Vendée, sous une pluie battante. »

 

Le sport, une thérapie

Depuis, la Tarusate continue à s'entraîner deux fois par semaine, tout en suivant des séances de kiné et de musculation. Tous les 15 jours, avec Pierre, son mari, elle plonge dans la piscine de Saint-Paul-lès-Dax grâce à l'aide de l'Association des paralysés de France. « Je suis très active, tout le temps. Le sport agit chez moi comme une thérapie. Il apaise mon rhumatisme inflammatoire et m'aide à améliorer mes problèmes de motricité et d'équilibre. Je me sens mieux dans ma peau et, moralement, j'ai l'impression de revivre. »

 

Samedi 6 décembre, Martine Iparraguirre s'est qualifiée pour les championnats de France d'hiver. « Mon rêve serait de participer aux championnats du monde, voire de disputer les jeux paralympiques mais j'ai peur que mon âge soit un obstacle. Pour autant, je continue à travailler d'arrache-pied avec mon entraîneur. »

 

Au sein du club, Martine côtoie d'autres champions du Pays tarusate comme Florent Escos du Leuy ou encore Karine Hauquin de Rion. Ces rencontres créent une saine émulation. « Je compte continuer à pratiquer ce sport pour protéger ma santé, faire honneur à ma famille, à ma ville et surtout à mon club. Sans lui, je serais peut-être beaucoup plus lourdement handicapée, à l'heure qu'il est. N'oubliez pas de dire que mon mari est mon premier fan. »

 

Leïla Bop

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